Pierre Claret, comte de Fleurieu (1896 – 1976)

20.5.2019

Les hommes qui ont fait la CFRNA – CIDNA      Chevalier de la légion d'honneur, Croix de guerre, sept citations, ami de Guynemer. 

Pierre Claret, comte de Fleurieu. Photo: Musée Air FranceZoom gallery
Pierre Claret, comte de Fleurieu. Photo: Musée Air France

C’est un plaisir d’évoquer les destins des hommes grâce à qui les avions de la CFRNA – CIDNA parcourent le ciel européen entre 1920 et 1933. Pierre Claret de Fleurieu est le père de ce projet, c’est par lui que nous commençons : 

Dans une lettre du 29 octobre 1926, adressée à un général, Pierre de Fleurieu relate ses exploits accomplis lors de la Grande guerre au mois de mai 1918. Quatre victoires dans les combats aériens en un mois et quelques actes de bravoure …… puis, il mentionne, comme si de rien n’était :

De la lettre de Fleurieu. Source: Musée Air FranceZoom gallery
De la lettre de Fleurieu. Source: Musée Air France

En effet, ce jour-là, il sauve la vie de son ami Claude de Montrichard lors d’un combat aérien contre douze !!! avions ennemis ; il reçoit une balle incendiaire au phosphore dans le bras droit, s’écrase au sol et perd conscience. Claude de Montrichard et ses camarades atterrissent auprès de lui, le sortent de la carlingue et s’arrangent pour qu’il reçoive des soins dans les meilleurs délais.

Son bras est amputé au niveau du poignet, puis plus haut, toujours plus haut – six fois en tout - avant que Pierre ne reçoive l’extrême onction. Une fois le prêtre parti, on tente une septième amputation – cette fois au niveau de l’épaule. A la surprise générale, Pierre de Fleurieu non seulement survit, mais au bout de quelques mois, il retourne à son escadrille de chasse et se remet à voler…  De la lettre de Fleurieu. Source: Musée Air FranceZoom gallery
De la lettre de Fleurieu. Source: Musée Air France

A la fin de la guerre, privé de bras, il devient un employé modeste de la filiale parisienne de la banque roumaine Marmorosch-Blank. Il persuade son directeur Aristide Blank, de passage à Paris, de la nécessité de créer une compagnie d’aviation européenne, dont il devient lui-même directeur. Dans sa lettre, il en parle ainsi : 

De la lettre de Fleurieu. Source: Musée Air FranceZoom gallery
De la lettre de Fleurieu. Source: Musée Air France

De la lettre de Fleurieu. Source: Musée Air FranceZoom gallery
De la lettre de Fleurieu. Source: Musée Air France

En effet, en 1920, malgré ses 23 ans, il négocie avec des rois, des présidents et des ministres et il sait persuader les chefs des Etats nouvellement créés, qu’il vaut mieux coopérer que de se faire la guerre. C’est également lui qui recrute aussi bien les pilotes que les dirigeants de la compagnie. 

De la lettre de Fleurieu. Source: Musée Air FranceZoom gallery
De la lettre de Fleurieu. Source: Musée Air France

Les  aéroports de Prague, Varsovie, Vienne, Budapest, Belgrade, Bucarest et Istanbul… Il ne les crée pas tous, mais il doit certainement les agréer. Plusieurs parmi eux sont toujours en service. 

Après avoir quitté la CFRNA-CIDNA en 1923, il travaille pendant deux ans pour Blériot-Aéronautique. Par la suite, il reste proche de l’armée de l’air et il continue à proumouvoir la production aéronautique française à l’étranger. Pendant la deuxième guerre mondiale il participe à la Résistance à laquelle il ouvre son château de Marzac en Dordogne. 

Maryla Boutineau

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